| EV et Rawat s'attaquent SERIEUSEMENT à Macgregor | |||
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Posted by: Jean-Michel ® 03/04/2004, 07:28:37 Edit |
Les premiers détails sur cette affaire (mettant en cause la liberté d'expression et le libre travail des journalistes). Article original en anglais: Un journaliste australien – récompensé par un prix – victime d’un ‘raid’, réduit au silence et poursuivi en justice par une secte bien connue.
C’est hier qu’a été finalement levé un ordre de bâillon de quatre mois à l’encontre du journaliste John Macgregor de Nouvelle Galles du Sud, lui permettant maintenant de parler des événements qui suivent.
Macgregor (lauréat 2001 du prix George Munster décerné au meilleur journaliste d’investigation - http://www.acij.uts.edu.au/awards/2001pr.html, pour ses interviews des Premier Ministres Bob Hawke, Paul Keating et John Howard) a subi un ‘raid’ entrepris par des avocats et des détectives privés agissant au nom d’une secte religieuse. Ce raid à eu lieu à Perth, le 24 octobre 2003. Selon les avocats de la secte, le journaliste avait été observé et filmé à son insu pendant plusieurs jours. Il lui ont ordonné de soumettre son ordinateur à une investigation.
Ignorant les intrus, Macgregor a quitté Perth comme il l’avait prévu, sa voiture étant suivie par un détective privé. La secte basée à Ipswich – au Ivory's Rock Conference Centre (IRCC) – avait obtenu une ordonnance secrète de la Cour Suprême du Queensland lui permettant de fouiller son ordinateur portable. L’IRCC était à la recherche de 11 documents qui avaient fui par l’intermédiaire d’un ex-membre. Macgregor a contacté son avocat le premier jour ouvrable qui suivait, et il s’est rendu au tribunal le 30 octobre, ainsi qu’il lui avait été ordonné.
Macgregor s’est battu contre l’ordre d’investigation, mais il a été confirmé le 6 novembre, lors de la troisième audience du tribunal. Son ordinateur portable a donc été fouillé par les avocats de la secte, et ses emails personnels ont été téléchargés. Parce qu’il avait refusé à Perth de se soumettre à l’ordonnance d’investigation immédiate, lors de la quatrième audience, le 21 novembre, Macgregor a été condamné à une amende de 2.000 $ pour offense à la cour. (L’IRCC avait argumenté avec acharnement pour qu’il soit condamné à une peine de prison.) Le paiement des frais relatifs à cette affaire sont maintenant exigés de lui – l’IRCC lui réclame la somme de 58.000 dollars.
Pendant plus de quatre mois, période couvrant ses quatre audiences au tribunal, Macgregor a été empêché de parler de tout ceci à qui que ce soit, créant ainsi un black-out des médias sur cette affaire.
Le Ivory's Rock Conference Centre est la propriété de la secte religieuse dirigée par Maharaji, gourou multimilliardaire d’origine indienne et vivant à Malibu Beach, en Californie. Il y a un an, un article de Macgregor sur ce groupe auquel il a autrefois appartenu, a paru dans in Good Weekend (Sydney Morning Herald et Age) et The West Australian. (version pdf: http://freedomofmind.com/resourcecenter/groups/e/elan/ - version française : http://www.ex-premie.org/french/goodweekend0208-fr.htm ). Cet article, ainsi que la couverture médiatique qui a suivi, a provoqué une réaction violente de l’IRCC. La perspective de voir Macgregor écrire un nouvel article à propos d’allégations de malversations financières à l’IRCC a poussé Maharaji, très sensible à l’intervention des médias, à annuler deux ‘événements’ internationaux l’an passé au centre de conférence. L’annulation éventuelle d’un troisième événement, prévu du 20 au 23 avril prochain (voir : http://www.amaroo.org/), devrait mener l’IRCC à la fermeture.
Le centre de conférence, d’une valeur estimée à 30 millions de dollars, a été construit par Elan Vital Inc. à l’aide de fonds ayant échappé à tout imposition. Elan Vital est une organisation sans but lucratif administrée par des disciples de Maharaji. En 2001, Macgregor a pris connaissance de documents ayant fui par l’intermédiaire d’une source apparemment bien informée ; selon ces documents, l’IRCC est une propriété clandestine de Maharaji – via une société basée dans le paradis fiscal des Iles Anglo-Normandes. On suppose que c’est par crainte que cette ‘anomalie’ soit dévoilée, que nombre de hauts responsables d’Elan Vital ont récemment démissionné. Macgregor n’a pas encore publié ces informations. On est en droit de supposer que le centre de conférences ne souhaite pas que les détails de sa propriété soient examinés par les médias et par les autorités compétentes.
Macgregor pense que des transferts illicites de fonds sont effectués entre Elan Vital Inc. et les autres organismes sans but lucratif, afin de créer des biens qui deviennent ainsi la propriété personnelle de Maharaji. L’Office des Impôts d’Australie (Australian Taxation Office), le Ministère de Police du Queensland, les Services Fiscaux Territoriaux et la Charity Commission de Grande Bretagne enquêtent actuellement sur ces transferts. L’ordonnance du tribunal du 23 octobre a empêché Macgregor d’accéder à la plupart des documents dont il avait besoin pour sa défense.
Macgregor dit, «J’ai l’impression que l’action en justice actuelle est destinée à faire peur aux médias, afin de décourager toute investigation de leur part avant la prochaine visite de Maharaji prévue pour le mois d’avril prochain. Ce qui m’est arrivé est probablement destiné à servir d’exemple aux autres journalistes». L’IRCC a dépensé environ 150.000 dollars pour faire surveiller Macgregor à son insu, pour le faire suivre, pour enregistrer ses conversations et pour le filmer ; et – dans ce que l’avocat de Macgregor qualifie de «procès d’usure» - on essaie de le briser financièrement et de le pousser à garder le silence.
L’ordonnance contre John Macgregor a été obtenue sur la base d’un affidavit (déclaration sous serment) fait par Tom Gubler, dont la femme est membre de la secte, et qui est à l’origine de la fuite des 11 documents à l’intention de Macgregor. Il y est affirmé que «Macgregor est à la tête d’une conspiration», destinée à «nuire» à Maharaji et à ses disciples, et à les «harceler», et que Macgregor a fourni à des journaux «des histoires et des informations fondées sur des documents volés à Elan Vital».
Cet affidavit avait été pré-rédigé par Quinn and Scattini, avocat de l’IRCC, et il avait été fourni pré-imprimé à Gubler – qui affirme qu’il a été «terrifié» et contraint de le signer. Le 18 décembre, Gubler a envoyé une lettre à Quinn and Scattini où il se plaint d’avoir été «pressuré» pour signer l’affidavit, et où il demande de revoir le document afin de «reconsidérer son contenu». Scattini n’a pas répondu. Cinq jours plus tard, Scattini a fait parvenir l’affidavit aux employeurs de Macgregor – dont font partie des journaux de Fairfax et le Conseil d’Australie (Australia Council); il y était joint une lettre déclarant – sans en apporter la moindre preuve – que Macgregor avait l’intention de contrevenir à une ordonnance de la Cour en publiant ces 11 documents.
Le 21 février, Gubler s’est présenté pour faire une nouvelle déclaration sous serment, déclarant que la première avait été faite sous la contrainte exercée par Scattini. Il expliquait pourquoi le premier affidavit était contraint et faux, disant qu’il était «ridicule» et «fabriqué».
Hier devant la Cour, David Cooper, Conseil de la Reine pour l’IRCC, a essayé de faire en sorte que ce nouveau témoignage soit écarté comme étant «sans aucun rapport» avec l’affaire. Le juge Muir n’était pas d’accord, et il y a eu une pleine journée d’audience.
Le juge Muir n’a pas accepté la rétractation de Gubler. Il n’a pas accepté le témoignage d’un greffier de Quinn and Scattini présent lorsque Gubler a signé le faux témoignage, jurant que Gubler n’avait pas été soumis à des pressions. Contre-interrogé par l’avocat de Macgregor, le secrétaire était incapable de se souvenir de ce qui s’était passé ce jour là. L’avocat de Macgregor n’a pas eu accès aux documents montrant l’illégalité de cette affaire, et la défense de Macgregor au nom de l’intérêt public (c.-à-d. que les documents prouvant cette illégalité sont contraires à l’intérêt public, et ne sont pas protégés par un privilège de confidentialité) a échoué. La fouille de l’ordinateur portable de Macgregor effectuée le 6 novembre n’a révélé aucun des 11 documents recherchés. Le juge Muir a ordonné qu’un nouvel examen du portable soit effectué par les experts en informatique de la secte.
Après plus de quatre mois, l’ordre de bâillon à l’encontre de Macgregor a été levé hier. Macgregor a déclaré : «Il me semble irréel que tout ceci ait lieu en Australie. Après un silence forcé, je peux finalement parler de ce qui s’est réellement passé – une procédure judiciaire secrète». John Macgregor: 0400 362 500 Tous les détails (6 pages) et photos sur: http://www.artandtext.com.au/ftp/media_access.html (avec 3 photos de Macgregor en tête d’article)
Tous les détails de l'affaire, par John Macgregor: (La traduction arrive .......)
Les autres articles (traduits) de John Macgregor sont ici:
Bonne lecture ........
Modified by Jean-Michel at Thu, Mar 04, 2004, 07:35:44 |
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