De mieux en mieux: EV se soucie des pac d'en bas ... Ouf !
Re: Illustration de cette histoire: The Power of Knowledge -- Jean-Michel Post Reply Top of thread Forum
Posted by: Jean-Michel ®
10/06/2003, 07:33:24

Edit

EV Australie en 2001:

http://www.anyboard.net/soc/religion/rawat/posts/22061.html

Comme John Macgregor l'a mentionné, pas mal de documents commencent à 'fuir', illustrant le fonctionnement d'EV.

Ce qui suit est assez étonnant: il s'agit d'une description très honnête des problèmes entre EV et les communautés d'Australie en 2001. Ces problèmes sont pratiquement les mêmes partout. On peut se demander quelles ont été les améliorations consécutives à cette étude.

De plus, cette étude est rédigée dans un style typique du langage/jargon particulier à EV, ça vaut le détour, et donne matière à réflexion sur les préoccupations des administrateurs des organisations rawatiennes (bonjour le néologisme).

On peut aussi se demander pourquoi il n'est jamais fait mention de la responsabilité (éventuelle) de Rawat dans ces problèmes et leur résolution.

Les auteurs font comme si leur 'boss' n'était pour rien dans la situation actuelle, et dans tout le passé qui a mené à cette situation, alors qu'ils savent très bien que les hauts responsables, tant d'EV que des communautés ont été à sa botte depuis le milieu des années 70 - nommés et révoqués par lui, convoqués en général 1 à 2 fois par an à des réunions au somment où ils recevaient les ordres, les directives, et les nouvelles politiques à mettre en oeuvre ici et là. Sans parler de ses envoyés spéciaux qui ont toujours veillé à la stricte application de ce qui précède.

On dirait qu'ils ont 'oublié' tout ça !! Tout ceux qui ont eu des responsablilités dans les organisations de Rawat le savent, et ceux qui les fréquentaient aussi, tant ils étaient jaloux (pour beaucoup, peut-être pas tous il est vrai) des privilégiés qui participaient à ces fameuses réunions !!

Mais peu importe en somme, puisque la solution miracle (l’enseignement du ‘maître’ démontre clairement comment tout ceci peut être réalisé …) est enfin disponible (il a quand même fallu 30 ans pour y arriver, et après maintes tentatives infructueuses), et que les nouvelles équipes synchronisées vont (enfin) rendre possible la possibilité de la ‘connaissance’ (défense de rigoler ou de critiquer – ‘EV et les communautés ne sont ni un forum, ni un club’ etc ….).

Le document qui suit comporte une page supplémentaire: un tableau des 'symptômes', et de leurs solutions. Nous vous le communiquerons dès que possible.

Note à propos de la traduction: Le texte qui suit est parfois totalement jargonesque et rédigé dans un style très curieux; j'ai essayé de le conserver en français. D'où sort ce vocabulaire pseudo juridico-financier ? C'est à peu près compréhensible, mais très curieux (juste au cas où le lecteur naïf se dirait qu'il lit un texte rédigé par de grands spécialistes, au langage forcément incompréhensible).

+++++++++++

EXTRAIT D’UNE DISCUSSION ENTRE:
John Blackburn
Bruce Parmentier
Peter Vowels
Stephen Alexander


DESTINATAIRES:
Contacts Ressources Locaux
Contacts Locaux



SUJET: Re-connexion de la Population à l’Organisation.

Lucifer et un de ses amis marchaient dans la rue. A la vue d’une homme se baissant pour ramasser quelque chose et le mettre dans sa poche, son ami dit à Lucifer, "Qu’est-ce que cet homme vient de ramasser ?" "Il vient de ramasser la vérité" dit Lucifer. "C’est donc une mauvaise affaire pour lui, dit son ami avec compassion. "Non, pas du tout" répond Lucifer, "Je lui laisse le soin de l’organiser".

Etant donné qu’il y a actuellement beaucoup de discussions parmi les premies sur First Class et l’administration d’EV, il y a peut-être quelque chose à apprendre en écoutant nos communautés. Dans le cœur et dans l’esprit des gens, on peut trouver une sorte de réflexion sur EV en tant qu’organisation. Nous pensons que les gens doivent être satisfaits de leur organisation sur les plans pratiques, fondamentaux et humains, afin qu’ils trouvent la voie libre pour la soutenir et participer à son Projet.

Les commentaires qui suivent sont le résultat d’une discussion entre les premies mentionnés plus haut. Notre intention d’ouvrir cette discussion est une tentative ; mais il s’agit aussi d’une véritable tentative de travail constructif parallèle aux efforts actuels de propagation, en nous demandant – ‘Quels sont les aspects de notre organisation qui soutiennent ces efforts, et quels sont ceux qui doivent être révisés ?’ Nous ne cherchons PAS à détourner quelque attention ou énergie de la propagation, pas plus que nous ne souhaitons attirer l’attention sur l’organisation d’une manière indue. Nous pensons que cette dernière doit être présente dans les coulisses, et qu’elle doit travailler tranquillement à l’accomplissement de ses objectifs. Pour cette raison, nous ne demandons que de réfléchir à cette question et d’en tenir compte, afin de soutenir une structure organisationnelle qui, dès le départ, a été faite pour aider.

Nous vous demandons de lire d’abord la partie ‘Commentaires’, puis de parcourir la partie ‘Question à Propos de la Population’. Nous y avons noté des questions qui, nous le croyons, empêchent les personnes des communautés de s’impliquer davantage dans la propagation, dans l’organisation et le soutien financier, bien qu’elles approuvent complètement le but d’Elan Vital.

Nous espérons que vous

- nous enverrez vos commentaires ;
- vous discuterez de ceci d’une manière informelle avec les personnes de vos communautés, et que vous nous ferez part de leurs sentiments et de leurs réflexions ;
- vous nous ferez part d’autres problèmes affectant les communautés, et que vous nous ferez des suggestions à propos de ces problèmes et des sujets notés dans la partie ‘Questions à Propos de la Population’ ;

afin que nous puissions tous les regrouper dans un document de travail que nous présenterons à notre nouvelle Equipe Nationale ; ce document sera une base de travail pour de reconnecter le peuple à l’organisation et l’organisation au peuple.

Bien sincèrement,


JohnB; PeterV; BruceP; StephenA.


Commentaires à propos de Elan Vital (Inc) Australie,
et des Communautés de Personnes Ayant la Connaissance

‘Lever le Rideau ?

Le pilier sur lequel tout repose, c’est Maharaji – qui supporte sans jamais faiblir un océan de premies ; ceux-ci en retour, soutiennent une petite île constituée d’eux-mêmes, baptisée EV (afin que le travail de M puisse avancer). Et c’est dans cette relation symbiotique, souvent invisible, entre l’océan et cette île, les communautés des personnes ayant la Connaissance et EV, que se trouve le sujet de notre discussion.

1.0 Contexte

Histoire

EV est une entreprise sans but lucratif, dont le seul objet est de soutenir les enseignements de M en Australie et sur les autres continents.

On peut noter un certain nombre de principes fondateurs pour EV :

1. Maharaji est invité à s’exprimer lors des événements d’EV comme invité, et il ne dépend pas des obligations juridiques de l’organisation.
2. Le Conseil d’EV se limite à quelques responsables, sans membres ; c’est à dire qu’il n’a jamais été envisagé qu’EV soit structuré ou fonctionne comme une démocratie.

3. EV agit comme un organisme de direction hiérarchique (actuellement en cours de révision), et influence les communautés de personnes ayant la Connaissance ; il n’agit pas comme un groupe consultatif.
4. EV administre à la fois les ressources humaines et financières, selon le Projet d’EV, conformément à la manière indiquée précédemment.

EV a fonctionné avec un succès raisonnable ; mais son niveau d’endettement a augmenté, et le soutien et la morale financière dépérissant (et leurs effets sur la propagation) concernent à la fois EV et les communautés. Le fait qu’EV ait évolué coupé des communautés, et qu’un certain clivage et des divergences de pensée soient apparus aujourd’hui entre les communautés et leur organisation est peut-être dû au rôle d’organisme de direction joué par EV, plus que tout autre chose – de concert avec l’opacité de sa structure hiérarchique et opérationnelle. Le personnel d’EV et les communautés ressentent maintenant les effets de cette dérive, et il leur est difficile dans certains cas de mettre fin à l’existence de telles disparités. Il arrive que les communautés ne soient plus représentées et qu’elles ne puissent plus se faire entendre, qu’elles ne puissent plus agir de leur propre initiative et avec leurs réseaux locaux, et qu’elles soient influencées par des représentants qui se mettent au service d’EV.

Peut-être est-il temps en 2001 de réviser les principes 2 à 4 et leur fonctionnements, et pour les communautés de participer à leur organisation dans une relation plus proche ?

Financement

EV est en partie financé par la publication de documents liés à l’enseignement de Maharaji, et par l’offre de produits à la vente, à travers un certains nombre de médias. EV administre aussi un système de contributions, quasiment un impôt, qui s’applique à la production et à la diffusion par satellite, et accepte des contributions de donneurs/sponsors - grandes et petites. Pour EV, le poids financier des dons importants est plus important que celui des petits dons et celui résultant de la vente des différents produits.

EV se comporte et agit comme une entreprise, mais accepte aussi les financements volontaires et le bénévolat. La vente des produits, les dons prélevés comme un impôt et la sponsorisation ne génèrent pas le niveau de revenus souhaité – même si ces produits sont disponibles et vivement recherchés par leurs utilisateurs. Certains postes pour les bénévoles restent vacants entre les événements, et donc inactifs. Régulièrement à court de ressources financières et humaines, la capacité d’EV à soutenir le travail de Maharaji est contenue. Les conditions de cette limitation sont souvent déconcertantes pour les administrateurs d’EV.

Les activités de collecte de fonds d’EV sont surtout dirigées vers les événements. L’inscription aux événements et les contributions sont volontaires ; il est donc plus difficile de déterminer des projets de recettes et de dépenses, ils ne sont pas toujours couverts, ce qui indique une imprécision dans le traitement du facteur de variabilité dans l’estimation de la faisabilité.

Faisabilité

La faisabilité est le lien pivot critique entre toute proposition d’événement et son implémentation, et elle devient le cadre des étapes suivantes. Si ce cadre n’est pas correct, il devient de plus en plus onéreux de rectifier les erreurs et de maintenir les plans d’exécution ; ce qui sous-entend qu’un investissement en temps et en argent pour s’assurer de la validité de la structure des conclusions de l’étude de la faisabilité est d’un grand bénéfice. Tout raccourci et toute solution ‘évidente’ doivent donc être reçus et examinés avec précaution.

Le niveau de dépenses d’EV, l’estimation de ses revenus et de ses recettes, l’aspect relations publiques de l’interface entre l’organisation et les sources de financements volontaires, le niveau de subvention ou la détermination de ses profits et du cash flow, toutes ces données doivent être entre les mains de personnes très capables. Les données historiques et leur accès sont aussi une ressource importante pour la projection d’une faisabilité, et méritent des aptitudes pour leur application.

Le suivi des coûts pendant les événements peut aussi être problématique.

Administration

Les conflits politiques, l’alignement, l’opposition, la compétition, la répugnance à déléguer pouvoir et responsabilité, et l’incapacité à atteler la productivité individuelle à celle de l’équipe peuvent apparaître au sein d’EV et des communautés, comme dans toute autre organisation ayant des tâches de la même complexité. Mais les personnes ayant la Connaissance ont deux avantages qui leur donnent un potentiel incroyable pour réaliser une synchronisation consciente dans leur travail d’équipe, ainsi que pour avoir des relations organisationnelles bonnes et ouvertes, si une volonté est présente.

La personne des responsables d’EV est inconnue de la plupart des personnes ayant la Connaissance, et leur rôle n’est pas clair. La direction d’EV a été le théâtre de conflits, et le rôle des responsables devrait être clarifié et transparent pour les communautés.

Sur le plan historique, il est évident que la direction d’EV a cru (et exprimé) qu’elle n’avait pas de mandat pour rendre compte des affaires d’EV aux communautés; et elle ne l’a jamais fait, malgré le fait que l’existence d’EV et sa fonctionnalité sont dépendantes (comme il est maintenant évident) du soutien et de la confiance des communautés. Tout ce qui concerne EV en tant qu’entreprise est pratiquement inconnu, et il est tout aussi apparent que cette situation a été soigneusement entretenue. La raison de cet état de fait dépasse beaucoup de personnes, et tout à fait contre-productif sur le plan humain. Pourquoi EV n’a jamais fait confiance aux communautés en ouvrant une fenêtre sur son organisation ?

Il y a beaucoup de points de discussion qu’il est possible de soulever sur cette scène. Par exemple, comment les Contacts Nationaux et la nouvelle Equipe Nationale qui vont émerger de la série d’interview actuelle vont, dans le futur, agir en relation avec les responsables d’EV, dans les domaines juridiques et professionnels, et en accord avec le Projet d’EV ? Quelle sera l’influence, s’il y en a une, des responsables d’EV sur ces Contacts et leurs Equipes ? Comment les responsables d’EV ont-ils été sélectionnés, et par qui ; quels ont été les critères de sélection, qui a été consulté à ce propos, et qui se charge de mesurer la responsabilité de leurs actes si tant est qu’ils agissent ? Les responsables d’EV ont la responsabilité d’un budget et de ressources humaines importants. En sont-ils responsables – et qui nous a mis dans les dettes ? Qui nomme et congédie les responsables, qui vote pour les mettre ou les faire partir du Conseil, qui mesure leur compétence, leurs performances et leur contribution ? Travaillent-ils bien ensemble ? Et le plus important – quel bénéfice ou autre ont-ils apporté aux but d’EV ? Devant qui sont-ils responsables, tant de ce qu’ils font que de ce qu’ils ne font pas ? Comment se fait-il qu’il a régné un tel climat d’entreprise, que les difficiles questions relatives à l’organisation et à ses membres ont été reçues avec des froncements de sourcil, et qu’on s’est allié contre celles-ci – ou bien tout le monde doit-il moquer de ce qui se passe dans EV ? Qui mesure de quelle manière les fonds sont contrôlés, avec ou sans succès (dans quelle proportion respective par la direction d’EV et par les responsables), et à quel système de prise de décision les responsables participent et ne participent pas ? Comment les responsables interagissent-ils, et de quelle manière répondent-ils à EV International ? De quoi EV a-t-il l’air face à un examen professionnel minutieux ? Pourquoi EV ne serait-elle pas une entreprise dotée d’une structure exemplaire, parfaitement adaptée à notre société, agissant comme n’importe quel organisateur d’événements ou n’importe quel prestataire de service, avec un système de communication normal vis-à-vis du monde des affaires - laissant aux seules vidéos le soin de convoyer le message ?

La structure juridique de l’entreprise, tout comme son fonctionnement, et en particulier les actions et les décisions de ses membres, ont toujours été bien dissimulés. On peut vraiment se demander POURQUOI ? Il n’y a aucun membre du Conseil d’Administration qui représente les communautés. Aucune communauté n’a le moindre aperçu du travail d’EV. Les communautés doivent-elles connaître d’une manière intime l’organisation qu’elles veulent soutenir, ou bien doivent-elles bêler comme de bons moutons ?

Comment se fait-il que si quelqu’un pose une question honnête, on considère cela comme déloyal ou perturbateur, alors qu’il ne devrait y avoir que des réponses honnêtes ? Certains prétendent qu’EV n’est pas l’affaire des communautés, que les communautés et les personnes ayant la Connaissance n’en sont pas actionnaires, et que cette entreprise n’a aucune obligation de rendre des comptes. Peut-être est-ce vrai dans le monde des affaires, mais cette attitude est perçue comme arrogante lorsqu’il s’agit de communautés qui ne sont pas un simple marché ou un réservoir de travailleurs pour EV; bien au contraire, celles-ci soutiennent personnellement EV par d’innombrables heures de travail et d’efforts dévoués, ou elles apportent une énergie humaine identique sous forme financière. Pourquoi les communautés ne devraient-elles pas connaître d’une manière intime, non seulement le fruit évident de leurs efforts, mais aussi la substance, la mise en œuvre et le fonctionnement de leur organisation qui ne pourrait exister sans leurs efforts ?

Les Personnes ayant la Connaissance se disent peut-être qu’elles n’ont aucune raison de soutenir une organisation qui ne leur fait pas confiance, et elles préfèrent donc réserver leur générosité, et voter avec leurs pieds. Peut-être commencent-elles même à refuser toute confiance en l’organisation elle même. Pourquoi l’organisation et ses affaires serait-elle analysée comme la propriété d’une élite ? Il est peut-être significatif de constater que les postes de responsabilité au sein d’EV ont été activement recherchés par beaucoup des premies issus de l’ancienne culture d’Ashram (qui a énormément de préjugés sur les communautés) ? Ce sont peut-être des questions difficiles, mais c’est aux membres et à la direction de répondre à ces questions, et il appartient aux communautés d’être honnêtes dans leur questionnement. Nous pensons que les communautés et la nouvelle Equipe Nationale sont responsables de la réinvention et de la reconstruction de l’organisation afin qu’elle fonctionne vraiment.

Intégrité Sociale

EV est une entreprise sans but lucratif, elle a une mailing-list, mais elle n’a pas de membres et ne reçoit pas de cotisations. Elle est assurée pour sa responsabilité, mais elle n’avertit pas son staff bénévole ou salarié des limitations de la couverture par son assurance, pas plus qu’elle ne fait savoir aux communautés les limites de leurs responsabilités personnelles, ou qu’elle ne leur propose de protections, lorsqu’elles organisent des événements vidéo. Le Règlement écrit définissant les procédures à suivre si l’organisation est dissoute, la procédure de répartition des biens et des actifs en cas de dissolution, les règles concernant la propriété, les cadeaux et les contributions, et la procédure pour modifier ce Règlement (toutes juridiquement indispensables à toute organisation avec ou sans but lucratif), si elles existent, restent inconnues et invisibles à la plupart des personnes travaillant à l’intérieur d’EV ou des communautés.

Aucune enquête n’a été faite dans les communautés pour déterminer pourquoi un soutien financier individuel (même aussi bas que 1 à 15 $ par semaine) n’est pas accepté, et pourquoi des postes restent vacants pendant de longues périodes.

2.0 Confiance

Tout ceci pourrait-il être un problème de confiance ?

A quel point les contributeurs se sentent-ils affiliés à EV, ou inversement, isolés d’EV ? EV est-il une entreprise où les contributeurs se sentent en confiance pour lui confier un revenu afin de maintenir son capital et couvrir son programme de dépenses, assurés de savoir que leur argent est bien employé ? Il est possible que les contributeurs aient extrêmement envie de soutenir Maharaji et son travail, mais qu’ils doutent extrêmement de l’entreprise et de ses administrateurs dans le domaine de la gestion financière, qui n’est pas un processus transparent. Il n’existe aucun audit des capitaux et des programmes de dépenses, aucun rapport financier, ni aucune évaluation auxquels les contributeurs pourraient se fier ; aucun bilan des recettes et des pertes ne circule dans les communautés de contributeurs.

Dans la base des contributeurs/clients, des histoires circulent sur la manière dont les fonds sont gaspillés, et sur les conflits politiques internes ; et les raisons pour lesquelles EV est constitué sous la forme actuelle ne sont pas claires. Pourquoi EV a-t-il été déclaré comme étant sans but lucratif ? Pourquoi pas une Fondation ou une Société ? Le Lucis Trust par exemple, organise certaines des activités et des événements d’EV, sa base de clients/contributeurs est bien informée – il fait parvenir son bilan financier tous les ans à chacune des personnes de sa mailing-list. Le Lucis Trust agit et fonctionne comme une société : son attitude, tant vis-à-vis de ses produits que de ses membres est un exemple de respect et d’égard, manifeste dans sa communication.

Lors du processus d’inscription au dernier événement d’Amaroo 2001, l’attitude dont EV a fait preuve a été perçue par certains contributeurs comme hautement commerciale, impersonnelle, coercitive et inquiète ; tout en utilisant le message de Maharaji pour adoucir son approche.

Beaucoup de personnes ayant la Connaissance ont senti que dans sa réponse à la vague de protestation, en plaçant les soucis financiers avant les personnes, EV ne faisait preuve d’aucune compréhension envers les personnes des communautés, ne leur répondait pas, et ne les respectait pas. Le comportement d’EV est donc perçu comme celui d’une entreprise n’agissant que pour ses propres intérêts, démontrant ainsi un manque d’appréciation et de valorisation véritables de la base constituée par sa propre clientèle. Arrive-t-il donc qu’EV oublie parfois son propre but intrinsèque, qui est celui d’une assise de personnes ayant la Connaissance, unie aux communautés d’une manière symbiotique, et qui n’est qu’une plate-forme et un véhicule pour un message (et un messager) qu’EV ne possède pas ?

L’image d’EV doit-elle être celle d’une Société, plutôt que celle d’une Fondation ou d’un Trust ? Peut-être est-ce une structure juridique bien nette, mais qu’en est-il de l’impact philosophique d’une structure de société sur les personnes ayant la Connaissance ? Est-ce la meilleure structure humaine ? Quelle est votre estimation de l’effet d’EV sur votre communauté – le bon comme le moins bon ? Pensez-vous que vous pouvez donner des réponses honnêtes à propos d’EV, et continuer à être respectés ? En tant que Contact, vous est-il nécessaire de comprendre les principes fondamentaux des Trusts, des Partenariats, et des Associations sans but lucratif: la nature de leur relations (juridique, équitable et autres), dans le domaine des notions de propriété, d’obligations financières, dissolution et cessation d’activité – et de quelle manière ces questions affectent EV et vous-mêmes, représentant de communauté ? Etes-vous capables d’expliquer toutes ces choses à votre communauté, et justifier les relations d’EV et sa structure juridique à votre communauté ou à toute autre personne vous interrogeant à ce sujet ?

Fondamentalement, chacun connaît les sujets avec lesquels il est à l’aise. Les personnes qui comprennent la Connaissance n’ont aucun doute sur le message, le Maître ou la Connaissance elle-même. On peut voir une merveilleuse volonté d’aider et de participer, de donner du temps et des ressources, mais n’y a-t-il pas de réserve ? Si les personnes ont des réserves, est-ce que cette attitude n’a pas aussi un impact sur leur désir de présenter la possibilité de la Connaissance à d’autres (car elles savent qu’en le faisant, elles devront aussi inévitablement leur présenter une organisation avec laquelle elles ne sont pas à l’aise) ? S’il en est ainsi, il semble logique de chercher des réponses du côté de l’organisation et des pac (personnes ayant la c).

Quelle confiance y a-t-il entre les deux, tout enthousiastes et volontaires qu’ils soient pour apporter de l’aide ?

3.0 Discussion – La Dimension Humaine

Si le manque de confiance de la base des contributeurs en leur entreprise est un fait établi, il est logique que la réponse ne doit pas être d’en rejeter la faute sur la communauté des contributeurs, ni d’essayer de les manipuler pour obtenir une meilleure réponse ; réciproquement, cela indique que les efforts d’EV selon ces méthodes démentent un manque de perspective.

Contributions

Pour les communautés et pour EV, la réalité c’est que tout a un coût, que ce soit la diffusion par satellite, les événements, les publications, ou les frais de gestion ; et cet argent ne peut provenir que des contributions faites par les personnes ayant la Connaissance, et par la vente des produits et des services par EV à ces mêmes personnes. Le marché est assez réduit. Parce qu’il s’agit d’une entreprise à but non lucratif, EV ne peut pas s’engager dans des activités génératrices de profit – comme encaisser des droits d’admission aux événements.

Pourtant, si on jette un œil sur le dossier d’inscription à Amaroo – ‘Conditions de Réservation et d’Admission’, on peut constater à quel point EV (Gde-Bretagne) navigue au plus près des limites de l’horizon juridique : il est écrit tout net que ‘l’inscription coûte 410 $ US’ (ce qui nous mène à l’existence d’un contrat avec EV, sujet à la bouteille à l’encre des clauses de dommages-intérêts en cas d’annulation, aux clauses de réservation et d’admission etc – ce que tout organisateur d’événement connaît très bien). En ce qui concerne le forfait d’hébergement (à condition de payer la contribution), ‘la contribution minimum souhaitée est de 800 $ US’, nécessite pour les australiens de vérifier le cours du change, de réfléchir en dollars US, et être pétrifié par le coût de l’opération. EV n’est pas tout à fait en train de mendier en passant le bol, en demandant aux personnes ayant la Connaissance de soutenir bénévolement un événement. Beaucoup de gens ont perçu ceci comme une tentative extrêmement pro-active, presque agressive, de récolter des fonds pour couvrir les dépassements de budget, sans doute pour les récentes extensions du programme d’aménagement d’Amaroo.

Parce que les événements sont programmés, EV exerce une pression significative pour couvrir ses coûts. D’un autre côté :

1. Recevoir la Connaissance ne coûte rien (tous les frais associés sont à la charge des communautés et d’EV) ;
2. La participation, y compris la participation financière est basée sur le volontariat, et elle est toujours respectée comme telle ;
3. ‘Garder le contact’ fait partie intégrante de la pratique de la Connaissance, et son coût est idéalement le prix coûtant, gratuit pour ceux qui ne peuvent pas couvrir ces frais ;
4. La réception satellite à domicile pourrait peut-être être traitée de la même manière (à cause de son potentiel pour la propagation), bien que personne n’en connaisse les chiffres actuels – cette activité est actuellement présentée comme un programme sponsorisé, à la fois pour les personnes à leur domicile et pour les représentations à la communauté. En Australie, cette activité est malheureusement financièrement dysfonctionnelle.

Il y a d’autres facteurs :

5. Les contributions des sponsors importants sont gérées par la Fondation Elan Vital ;
6. EV coopère dans le monde entier pour aider les pays plus pauvres ;
7. L’objectif principal d’EV est de réaliser son Projet.

Il est possible qu’EV demande une contribution pour un événement. Mais EV peut aussi permettre aux personnes ne pouvant apporter la contribution souhaitée d’assister à l’événement à un moindre coût, ou même gratuitement ; pourtant, comme on a pu le constater pour Amaroo 2001, EV n’a pas voulu le mentionner par écrit (sans doute à cause de leur angoisse de rentrer dans leurs frais, et à cause de l’obligation légale de faire diligence pour les dépenses courantes). EV peut aussi empêcher quelqu’un d’accéder à un événement. Les précédents facteurs, couplés aux obligations légales des organisations sans but lucratif, créent une dynamique intéressante.

Certaines communications faites par EV ne sont pas très différentes de celles d’une commune envoyant un avertissement d’impôt. On peut se plaindre du montant de l’impôt, mais en réalité la plupart des gens ne se plaignent pas de payer les factures des services qui ont été régulièrement délivrés. Mais EV ne peut pas facturer ses services, EV ne fait que suggérer des niveaux de contributions correspondants aux factures qu’il doit payer. Mais il y a une différence subtile entre donner et prendre, il faut le comprendre et y réfléchir soigneusement. Nous connaissons tous le sentiment intérieur que nous éprouvons en donnant, et inversement ce que nous ressentons lorsque nous sommes volés ou contraints.

Si EV devient pro-actif pour aller directement au fond des poches des gens, grâce à d’innombrables ‘réunions d’inspiration’, des programmes de sponsorisation et autres accessoires, les gens vont commencer à sentir (à juste titre) qu’ils sont contraints ou manipulés, voire carrément estampés. En retour, les Contacts Financiers d’EV commencent à devenir soucieux et à avoir des doutes sur leur rôle. Il s’agit d’un schéma où l’on prend, qui, par l’énergie mobilisée pour collecter des fonds – tout en étant conforme au Projet d’EV – dépasse la propension naturelle des gens, leur capacité, ou leurs limites imposées par le temps, à donner (même s’il s’agit de quelque chose qu’ils soutiennent complètement par principe).

Une illustration (il ne s’agit que de cela) du modèle opposé (celui du don) serait par exemple un événement basé sur l’accumulation dans le temps d’un fond auquel chacun pourrait contribuer comme il le souhaite, et qu’il pourrait surveiller – l’événement devenant ainsi une possibilité lorsque l’objectif financier serait atteint. Les administrateurs seraient ainsi soulagés de toutes les pressions concomitantes à l’étude de faisabilité et des risques budgétaires – et si le budget, les dépenses et les surplus éventuels devenaient ainsi connus de tous, il ne resterait que très peu de questions à poser. Si les personnes donnaient comme elles le souhaitent, et si le modèle financier était basé sur ce schéma, ça inspirerait les gens à donner et ils seraient récompensés de leurs efforts, alors que l'énergie précédente leur demande de donner sous des pressions, et d’abandonner toute implication supplémentaire dans le processus. Ce sont là des considérations très humaines, qui ne sont généralement pas prises en compte dans les activités commerciales et sans précédent juridique, là où sévit en général la loi de la jungle, et même pire.

Le facteur essentiel auquel nous croyons, c’est que les communautés sont reconstruites en totalité – leur représentation devenant ainsi représentative d’elles-mêmes ; deuxièmement, elle jouissent de la même liberté que chacun, pour contribuer et participer volontairement. C’est dans le processus de l’équipe locale que se trouve la clef pour imaginer des modèles de propagation locaux adaptés aux conditions locales. Le rôle d’EV pourrait alors être de fournir les documents et l’information, être un organisme consultant, financé par les communautés comme un besoin ce qui est une base financièrement réalisable. Actuellement, le Fond pour la Propagation Nationale est insoutenable, ne satisfaisant pas aux buts définis par EV. Le résultat en est que les communautés sont enfoncées dans les dettes, et que tout le monde soupire et renonce. Un collectif de communautés qui définissent leurs possibilités financières, leurs buts et leurs contraintes locales, sont responsables de leur endettement, tout comme EV l’est en gérant le budget apporté par les communautés.

Sacré Ego

Les administrateurs et les bénévoles d’EV et des communautés, s’ils sont des entités sociétales bien conditionnées, peuvent facilement présenter les mêmes schémas de pensées que les sociétés ou les groupes religieux ; dans EV, une compréhension claire et une équipe dotée d’un dessein humain extrêmement unique et fondamental sont requis, afin de diriger des ressources familières dans un environnement entièrement unique. Les participants par défaut, devraient être vraiment concernés par le but d’EV, se préparer en conséquence, et ne devraient pas être à la recherche d’un prestige quelconque – surtout s’il est associé à leur travail dans l’organisation. Beaucoup de gens ont trouvé que c’était difficile. Etant donné le niveau de complexité des tâches entreprises par EV, les postes clef devraient être occupés par un staff hautement entraîné/qualifié, doté d’une sensibilité humaine bien développée, et ayant un training organisationnel intrinsèque à la culture de l’entreprise et à ses Règles (sont-elles nécessaires ?).

Comment le concept de substituer un modèle à la structure hiérarchique manifestement dyfonctionnelle (où les individus, par leur désir dirigé par le conditionnement sociétal, se font concurrence pour gagner de l’influence) par un nouveau modèle d’équipe est-il communiqué aux participants (modèle où les individus, par leurs responsabilités et leurs capacités, en travaillant en équipe, réalisent un but au delà de leur moi personnel, rendu possible uniquement pas un synchronisme d’équipe) ? Avec quelle clarté le modèle de comportement dans un environnement d’équipe est-il compris et communiqué ? Après tout, il est bien connu que les organisations attirent certains types de personnalités. Il n’y a pas de montagnes à gravir dans EV – mais plutôt un travail gratifiant qui doit être bien effectué. On peut se demander jusqu’à quel point les luttes entre personnalités (ego) ont contrarié le Projet d’EV.

Spécifiquement, l’ancien concept de situation (statut, pouvoir) dont on va se passer est-il mal assorti et impraticable ? Le concept de pouvoir personnel, ou aligné, entre les personnes est-il inutile pour une équipe, et vaut-il mieux qu’il soit dévolu à l’équipe ? Les énergies égocentriques sont-elles vraiment une distraction et une diminution pour le rendement d’une équipe ? Si le résultat ne peut être produit que par l’équipe, la focalisation sur les seules qualités qui améliorent la production de l’individu pour le résultat et la fonctionnalité de l’équipe prend alors son sens. Ceci n’est pas un argument pour le système de prise de décision démocratique, car celui-ci appartient en réalité à l’ancien modèle hiérarchique ; mais il s’agit d’un argument pour la prise de décision basée sur les compétences, et les responsabilités exercées dans un environnement d’équipe ouvert, réceptif, de soutien, respectueux, idéalement joyeux et hautement interactif. Des erreurs peuvent être faites, et on peut souhaiter que c’est toute l’équipe qui en tirera une leçon. Est-il important de savoir de qui provient véritablement une contribution ? En bref, est-ce que nous souhaitons avoir des ‘personnes très importantes’, ou simplement une équipe compétente et responsable ?

Etant donnée la nature humaine, on ne doit pas supposer que la synchronicité d’équipe va de soi, mais que c’est un objectif auquel il faut travailler avec diligence, le point de référence restant tout le temps la production de l’équipe. La confiance entre les membres de l’équipe dans le fait que chacun accomplit sa tâche sans interférences, le fait que chacun apporte son soutien à l’équipe en étant une ressource, un conseil et un éducateur pour elle, sont des préalables indispensables. Les objectifs basés sur la personnalité, l’égoïsme et l’égocentrisme doivent être considérés comme nuisibles à la qualité et au résultat du travail. Les participants devraient comprendre que ni EV ni les communautés ne sont un forum d’éternelles discussions, une promenade ou un repas gratuit, un club, un royaume où ils règnent, un café Internet ou bien un lieu où ils peuvent cacher leur insuffisance ou leur solitude. C’est un lieu qui a besoin de compétences, de capacités et de force, de participants qui sont heureux de travailler, et qui comprennent complètement le privilège sans précédent et l’opportunité qui s’ouvrent devant eux.

L’enseignement de Maharaji démontre clairement comment tout ceci peut être réalisé, une étape après l’autre. Est-ce que nous écoutons ? Pouvons nous débuter, peut-être en partant du fond de la classe; peut-être sommes-nous l’enfant le plus sot du quartier; pouvons-nous réussir ? L’idée de départ après tout, au milieu de tout notre enthousiasme attardé, n’était-elle pas d’aider ? La nouvelle Equipe Nationale est vivement consciente des problèmes, et souhaite impliquer les communautés et les individus dans la recherche de solutions. Pouvons-nous être présents et apporter notre aide ?

Pour ceux qui pensent qu’il est plus facile d’éviter les questions difficiles :

Si vous travaillez au sein d’EV, ces problèmes ne sont-ils pas les VOTRES, quelles que soient vos capacités ?

 






Modified by Jean-Michel at Mon, Oct 13, 2003, 07:11:29

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