La Genèse d'un Gâchis: à lire absolument !
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Posted by: Jean-Michel ®
10/02/2003, 03:46:53

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Excellent complément de ce que John Macgregor a déjà raconté sur Amaroo, Neville a eu l'occasion de voir au plus près ce qui s'est passé à l'IRCC pendant des années, et son récit est un excellent témoignage de la réalité entourant Mr Rawat ....

http://www.anyboard.net/soc/religion/rawat/posts/21972.html

Neville Ackland raconte :

La Genèse d’un Gâchis

Comment l’aménagement d’Amaroo (IRCC) a mené Elan Vital à la faillite, et a provoqué la dénonciation par les médias australiens du monde bizarre qu’est la secte du culte de la personnalité de Rawat.

Dès le départ (en 1980), lorsque le terrain qui allait devenir l’IRCC (Ivorys Rock Conference Centre) a été acheté, les hauts responsables d’Elan Vital savaient quez M prenait un grand risque. M était peu réaliste et irrationnel ; il était très exigeant, et il fallait des efforts constants pour le maintenir sur les rails. A peu près un an avant l’achat de l’IRCC, Jan McGregor et d’autres personnes avaient réussi à le dissuader d’acquérir un terrain au sud-est de Perth, situé à des milliers de kilomètres de tout. Les problèmes logistiques étaient énormes : le lieu était à des centaines de kilomètre du premier aéroport international, et à des milliers de kilomètres de sa cachette de Fig Tree Pocket (Brisbane)

Piloté par un petit groupe de premies bien intentionnés, il a fini par voir la lumière, et il a commencé à chercher un terrain plus proche des centres habités. Lors du programme qui a eu lieu au champ de foire de Brisbane en 1991, il a annoncé en grande fanfare sa décision d’acheter un terrain. A sa demande, des centaines de premies enthousiastes se sont engagés à faire des dons pour financer l’achat – j’en faisais partie.

Après sa visite au site, plus tard cette même année, les choses se sont mises en place pour un grand départ. Des centaines de premies aux yeux constellés d’étoiles sont venus apporter leur aide. Un bulldozer et une excavatrice furent achetés, et le nettoyage de centaines de tonnes de bois mort et de bouses de vaches a commencé. Impatient de dévoiler sa vision du futur, il programma le premier événement. Un projet qui allait se révéler excessif pour les administrateurs inexpérimentés et mal payés, tout comme pour les centaines de bénévoles non payés, dont on n’a fait que peu de cas, et qui avaient entrepris le travail. L’ingénieur de M m’a contacté 6 semaines avant la date du programme. J’étais un entrepreneur agréé et opérateur de gros engins, expérimenté en aménagement de terrains, construction de barrages, construction de routes, drainage, agriculture et boisement à grande échelle.

L’équipe de construction était épuisée, chacun travaillait de l’aube au crépuscule, et le programme avait des semaines de retard.

J’avais la réputation d’être un agitateur qui ne mâchait pas ses mots, et je figurais jusqu’alors sur la liste noire ; le fait qu’ils fassent appel à mon aide reflétait le désespoir de leur situation.

Lorsque je suis arrivé, c’était la confusion, le chaos régnait. Le premie ingénieur était considéré comme incompétent par la poignée de premies dotés de bon sens, et qui savaient ce qu’ils faisaient. Le grand dessein invoqué par M était un désastre environnemental, ce que personne ne voulait admettre. Il était évident que les routes non étanchéifiées et sans drainage, tracées à travers les ravins et les collines, allaient provoquer des inondations et des dégâts considérables. Ce qu’elle firent.

Une heure après mon arrivée, je me suis retrouvé au milieu de l’équipe de construction qui débordait de frustration. C’était un sacré spectacle. Je suis allé directement au bureau pour affronter l’architecte et l’ingénieur ; mais ma réputation m’avait précédé, et je fus rapidement marginalisé. On m’a donné du travail sur une pelleteuse, aussi loin qu’il a été possible de me mettre de toute autre personne.

Le soir précédent le début de l’événement, les travailleurs dédiés étaient au bord de l’évanouissement. L’arrivée de M a été le signal du départ : beaucoup des arrivistes du culte de la personnalité désertèrent leur poste pour monter sur celui des autres, afin de se positionner dans la compétition de ceux-qui-font-plaisir-au-maître. Les enfants de premies perdirent temporairement leurs parents, des responsables subirent des dommages définitifs, la santé physique et mentale de bien des personnes fut éprouvée au nom du saint nom et du service du seigneur incontesté.

Les premies qui arrivèrent le lendemain matin – pour la béatitude d’un événement de trois jours aux pieds du maître, ne savaient que peu, ou rien, du gâchis qu’il avait créé par la vertu de la charge de ses demandes irréalistes aux volontaires pour le service. Les preuves manifestes de tout ce qui était mal fait sur le site étaient omniprésentes ; mais on a trouvé toute sorte de bonnes excuses, et tout fut pardonné lorsque M est apparu souriant et saluant les applaudissements de plus de mille premies en extase, et qu’il s’est assis sur son trône, à l’ombre d’un magnifique gommier typique d’Australie. Le programme fut proclamé un succès. Je ne fus pas réinvité à l’IRCC pendant un an, malgré mes qualifications. Je n’en fus pas surpris, et ça ne me dérangeait pas. Noanie, Jarrah et moi vivions à la Permaculture Community de Crystal Waters, à quelques heures de route vers le nord. Je construisais des maisons en briques de pisé, et je vivais bien. Entre temps, le " terrain " était devenu l’IRCC, et M se lançait dans des fantaisies coûtant des millions de dollars. Il y avait des volontaires partout, des premies de toute l’Australie avaient déménagé pour se rapprocher du cœur de l’action, et le responsable des constructions était maintenant l’ingénieur indien de M. Un beau matin de l’hiver 1993, il est venu me rendre visite à Crystal Waters, et il est tombé amoureux des maisons que je construisais. Il a déliré sur ma machine à faire les briques, et il a décidé que toutes les structures de l’IRCC devraient être construites en matériaux de la terre.

Malgré mes réserves, je me suis rendu quelques semaines plus tard à un meeting au Rock. A ma grande surprise, il y avait beaucoup de nouveaux visages, des idées et des attitudes nouvelles. Peu de gens me connaissaient bien, et ma réputation de constructeur avait du dépasser ma réputation de fauteur de trouble, parce que j’ai été accueilli à bras ouverts. Noanie, Jarrah et moi avons donc acheté un terrain de 14 hectares au nord de l’IRCC. Et en 1994, j’y ai déménagé notre mobile home, ainsi que 25 tonnes de matériel pour remuer la terre et faire des briques. Quelques semaines plus tard, il était clair que je venais de commettre une grande erreur. L’équipe des administrateurs cachait ses cartes. Le jeu était à l’ordre du jour. Le bureau de l’architecte était le domaine de quelques privilégiés qui gardaient jalousement leur territoire. Faire plaisir au maître était beaucoup plus important que se soucier de l’environnement, de construire des logements économiques en énergie, ou même de faire tout simplement les choses d’une manière correcte. Au total, j’ai vu des milliers d’heures de travail bénévole, et des quantités d’argent, gâchées dans des projets voués à l’échec, et qui ont été rasés au bulldozer pour faire place à d’autres inventions et autres fantaisies ridicules sorties de l’esprit du maître et de ses vieux copains. Les travailleurs étaient régulièrement démoralisés lorsqu’ils étaient obligés de se forcer à entreprendre des projets qui ne tenaient pas debout, pour en faire des éléphants blancs dysfonctionnels. Il y avait quelques bonnes idées dans toute cette confusion, et il y a eu quelques victoires du bon sens. Le domaine était (et est) magnifique, et la plupart des premies ordinaires étaient (et sont) aussi des personnes merveilleuses, bien que naïves.

Les exigences de M pour que tout soit fait "à sa manière", son caractère coléreux, et son habitude de rejeter sur les autres la responsabilité de ses propres erreurs commençait à éroder la foi des gens en son rêve. Ceux qui s’en allaient, souvent brisés et ne sachant plus où ils en étaient, étaient remplacés par de nouveaux arrivants, en provenance d’autres états et d’autres pays, qui n’avaient pas la moindre idée de ce qui se passait; et ils faisaient ce qui leur était demandé.

On était face aux mêmes problèmes avant, pendant, et après chaque événement. Des premies épuisés, pressurés au maximum, étaient utilisés par ceux qui étaient situés sur les échelons supérieurs de la pyramide, eux aussi sous tension, pour maintenir leur avantage à proximité des pieds de lotus. Plus on s’approchait de M, plus c’était étrange. La sincérité et l’honnêteté étaient considérées comme des faiblesses par la minorité impitoyable qui s’accrochait à son ascension vers le sommet. Jan McGregor et Terry McKinnel étaient le roi et la reine, et ils régnaient, en l’absence de M, par la grâce du maître – non parce qu’ils étaient compétents ou attentionnés. Ils étaient (et sont toujours) des produits du culte de la personnalité, haïs par ceux qui subissaient les mauvais traitements, et par ceux qui étaient rétrogradés ou flanqués à la porte. Et ceci, en dépit de nombreuses tentatives secrètes pour les détrôner au moyen de lettres envoyées à M. Il avait besoin d’eux parce qu’il leur faisait confiance pour que la masse ne connaisse pas la vérité. La flagornerie à leur égard était essentielle pour avoir la moindre chance de conserver ou d’améliorer son statut de disciple méritant proche du sommet de la pyramide, là où il n’y a de place que pour très peu de personnes. Les faces de la pyramide du culte de la personnalité sont très glissantes. Les disciples doivent toujours s’accrocher, de peur de tomber. Dans des tentatives parfois désespérées d’atteindre les pieds du maître (ou d’être assis à sa table au ‘grand restaurant’ au service en argent), les gens se montaient les uns sur les autres, oubliant souvent les conséquences de leurs actes égoïstes. Je pourrais citer d’innombrables exemples d’escalade de la pyramide, et de la souffrance ainsi créée (comme c’est encore le cas). Après avoir soumis leur esprit aux pieds du maître, dans leur aveuglement, les serviteurs du noyau dur du seigneur se heurtent au fait qu’ils ont abandonné une partie de leur intellect, croyant qu’il les encombrerait sur leur chemin spirituel. Il en est de même, jusqu’à un certain point, pour toutes les religions ; mais dans un culte de la personnalité, la soumission de l’intellect, du libre choix et du droit à la critique sont un préalable essentiel pour devenir un membre digne de confiance. On ne m’a jamais fait confiance parce que je ne pouvais pas, et je ne voulais pas renoncer à mon bon sens.

En 1998, M a acquis un terrain voisin ; la surface de l’IRCC a doublé en deux ans, et une quantité d’argent énorme, venant des premies, a coulé à flots pour les installations. Entre temps, les erreurs pratiques du passé étaient devenues évidentes pour la plupart des premies, et le plus gros des travaux a été fait par des entrepreneurs extérieurs. Bien des premies les plus intelligents, y compris le nouveau responsable des constructions et l’architecte, sont partis ou ont été flanqués à la porte. En 1998, la fameuse mutinerie des responsables (y compris John Macgregor), et ses conséquences, a troublé beaucoup des premies dédiés. Les tentatives impitoyables de M pour la mater et réduire la critique au silence ont envoyé des ondes de choc dans toute l’organisation. La plupart des premies ‘ordinaires’ n’ont pourtant rien su – ou très peu – de ce qu’il s’était passé ; bien souvent ils préféraient n’en rien savoir.

La nature grossièrement dysfonctionnelle de l’IRCC a enflé comme un abcès purulent pendant les 12 mois qui ont mené à la mutinerie. Jan et Terry (leurs majestés) étaient considérés, par la plupart des membres du staff administratif et des responsables des différents secteurs, comme la source du problème ; M était au delà de toute critique. Il était donc évident pour beaucoup de premies qu’il fallait que J et T s’en aillent pour améliorer les choses.

Le staff de direction a agi lorsque J et T sont allés rendre visite à M aux USA. Ils ont écrit une lettre, qui a été signée par la plupart des membres de l’équipe ; ils y exprimaient leur manque de confiance en J et en T pour diriger l’IRCC, et ils ont faxé cette lettre aux USA. M l’a lue, il a explosé de fureur, et il a ordonné à Valerio, son homme de main et adroit manipulateur, d’aller en Australie pour s’occuper des mutins (Valerio, tu peux m’attaquer devant les tribunaux, ça me plairait vraiment). De crainte que la rébellion ne s’étende, il a ordonné à Valerio de briser tous ceux qui pouvaient constituer une menace. Plus de 100 responsables de services furent convoqués à une réunion;  pour les soumettre, ils ont été intimidés par des citations innombrables d’un maître très en colère : " Comment osez-vous ? " " Je ne serai pas critiqué. " " Si j’étais présent, je vous semoncerais tous. " On nous a séparés en groupes de 50 personnes, et on nous a demandé de confesser nos péchés un par un. Le plus étonnant, c’est que la plupart des personnes présentes n’avaient pas la moindre idée de la raison pour laquelle elles étaient là, et elles n’avaient rien à voir avec la mutinerie. Pratiquement toutes les personnes de mon groupe ont confessé quelque chose, et les larmes ont coulé à flot. Une seule âme courageuse a fait des objections à cette méthode, avant de quitter les lieux. Je suis resté jusqu’à la fin, en faisant semblant de me conformer ; de temps en temps, j’ai posé des questions à Valerio, et j’ai fait semblant de l’approuver. Quand il citait M, je lui demandais s’il était certain de bien interpréter ses paroles. Je n’avais plus aucun doute : j’étais entouré de personnes sous influence, manipulées et intimidées par un leader sans scrupules.

La veille, nous avons tous reçu une liste de questions écrites, afin d’y réfléchir et d’y répondre le lendemain.

La saga du "fine dining" (le ‘grand restaurant’ Chez Daya) n’est qu’un exemple de la logique folle de Rawat, et de sa mégalomanie égocentrique. Au milieu des années 1990, le " boss ", comme tout le monde l’appelait à cette époque, a eu l’idée d’un restaurant au service luxueux où il pourrait faire la fête en compagnie de ses disciples riches et privilégiés. Ca a commencé sous une grande tente, mais il est vite apparu qu’il s’agissait d’un trip d’auto-glorification extravagant et permanent. Il avait choisi un endroit pas trop éloigné de l’enceinte lourdement gardée de sa résidence, bien éloigné des zones publiques. Je me souviens de la tête consternée des membres de l’équipe de construction, lorsqu’on a ajouté ce projet bizarre à la liste des choses à faire, alors qu’ils étaient déjà débordés de travail et que l’argent manquait. Il y avait déjà des dizaines de projets inachevés, et en particulier un sérieux problème de drainage irrésolu. La propriété était constellée de bâtiments transportables et de conteneurs en location qui coûtaient des milliers de dollars par mois. Les logements et les installations étaient inadéquats, et les conditions de travail non conformes, et parfois dangereuses. Tous ces problèmes, ainsi que d’autres, avaient besoin d’énormément de temps et d’argent pour être réglés. Inutile de dire que le seigneur allait avoir son endroit pour faire la fête, et un mélis-mélos de constructions mobiles est apparu. L’équipe de premies volontaires pour le service était constamment débordée, la nourriture était donc médiocre, et les prix exorbitants. Le boss a fait la fête avec les " gros donneurs " du campement des VIP qui pouvaient se permettre de craquer 5.000 dollars pour se payer un siège au premier rang du nouvel amphithéâtre. Le premie de base mangeait du fast food. Pendant des années, il a exigé des améliorations à cette entreprise, et on a loué de plus en plus de constructions mobiles. Et les pertes financières étaient de plus en plus grandes, malgré les prix exorbitants demandés pour la nourriture et la boisson.

Entre temps, l’argent coulait à flots pour la construction de la demeure de Malibu. Pendant des années, des dizaines de travailleurs qualifiés dont l’IRCC avait besoin étaient régulièrement détournés, et les retards d’aménagement de l’IRCC augmentaient dans les mêmes proportions. A la fin des années 1990, un restaurant permanent fut construit sur le site, grâce à des fonds empruntés à des premies.

Pourquoi le nom de ‘Dayas’ ?

Daya est le diminutif du nom d’une des filles de M. L’apostrophe terminale, dénotant sa propriété, a été supprimée, les conseillers de M la trouvant inappropriée. M l’avait offert à sa fille, pour l’inciter à assister aux événements d’Amaroo. Elle s’est adonnée à cette idée fantasque qu’étant être la fille du maître parfait, elle devait jouer le rôle du maître d’hôtel et distraire au bar ses riches amis enfants gâtés, tandis que papa se fâchait et jouait au parrain de la mafia, et que les patrons premies sablaient le champagne.

Dans les coulisses, surtout chez les premies du sexe féminin, un scénario tout aussi navrant se déroulait. L’ascension de la pyramide, dont j’ai parlé plus haut, battait son plein chez les disciples acharnés à maintenir et à améliorer leur accès au maître. Les couteaux étaient toujours sortis – et les garces de l’enfer au double visage ne manquaient jamais une opportunité de se poignarder dans le dos pour consolider leurs positions. Tandis que les premies gopies mangeaient d’humbles tartes, et que d’autres peinaient – dans des conditions difficiles - dans les entrailles de la cuisine, le maître d’hôtel et les mafieux des deux sexes complotaient et combinaient leurs parcours vers la table du maître, sans se soucier de ceux qu’ils piétinaient. A la lumière du fait que " l’amour, la dévotion, la soumission et l’humilité " sont encouragés comme faisant partie de la ‘pratique de la connaissance’, les détails de leurs crimes choquants sont encore plus répugnants. Dans le même temps, le premie moyen ne savait que peu de choses sur ces vilains jeux – peut-être avait-il entendu quelques rumeurs, il valait mieux ne pas y regarder de trop près.

De plus en plus de premies se sont marginalisés, n’ayant que peu ou pas de rapports avec EV, si ce n’est quelques dons occasionnels et assister à des événements une ou deux fois par an. Pour beaucoup, c’est devenu une sorte de club. Les événements sont une occasion de retrouver de vieux amis, et de prendre quelques vacances. La méditation, activité centrale dans la pratique de la connaissance, est devenue optionnelle. Le service, originairement le moyen d’exprimer son engagement sur la voie, a été remplacé par le don d’argent. Si vous êtes pauvre, ou incapable de faire du ‘service’ pour une raison quelconque, vous êtes peu utile, et traité en conséquence. ‘Satsang’, la compagnie de la vérité, une opportunité pour chacun de parler de son expérience, a été depuis longtemps remplacé par des montages de vidéos, avec musique et effets spéciaux pour inspirer (conditionner) le sentiments d’amour et de dévotion envers M.


Neville Ackland

nevilleackland@yahoo.com






Modified by Jean-Michel at Sun, Oct 05, 2003, 22:15:49

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